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Les merveilles de Terre-Neuve

  • nancyrouillard
  • il y a 3 jours
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 16 heures

Depuis quelques années, je rêve d'aller visiter Terre-Neuve. Ce moment arrive enfin après avoir éliminé des destinations exotiques comme le Costa Rica ou plus accessibles comme la péninsule de Bruce en Ontario. Ma partenaire et moi partons donc pour la belle aventure de Terre-Neuve. Quinze heures de route et sept de traversier plus tard, nous y sommes.


Terre-Neuve est présenté comme un espace vaste et plat par instagram. Du moins, selon ma perception. Ce fût toute une surprise de découvrir un paysage sauvage, rustre et escarpé par moment. C'est un écosystème sauvage aux endroits diversifiés qui se dévoile sous mes yeux. Terre-Neuve est tout sauf plat. Le territoire est immense.


N'ayant pas calculé les 2 jours de traversier, je n'ai que 8 jours pour l'explorer. La commis à l'accueil du Centre d'information touristique m'informe que le temps dont je dispose me permet de visiter soit la côte ouest ou la côte est. Une décision rapide est prise de voir des icebergs, j'opte de visiter la côte ouest. Tant pis pour les macareux moines, ce sera pour une autre fois. Je pars donc en direction du nord en bonne exploratrice que je suis. Il faut savoir qu'il y a deux routes pour traverser le territoire, nord-sud ou ouest-est. Les risques de se perdre sont donc faibles.


Des heures de conduite sont nécessaires pour atteindre la destination ultime, 8 pour être exacte. Toutefois, je prend mon temps, je visite des parcs nationaux en chemin, des villages côtiers, des phares et des campings rustiques. Tout est pittoresque et grandiose. La température est aussi cassante que le paysage. Elle passe de 22 degrés à 11 degrés en peu de temps. La brume fait place au soleil en un clin d'oeil. Tout est surprenant dans ces lieux abrupts.


J'en profite pour aiguiser mon oeil dans mon appareil photo. C'est complexe, car tout est démesuré. Je ne sais pas où mettre mon attention. Il y a souvent des doubles lacs ou montagnes qui ont juste l'air étranges dans l'objectif. Je suis loin de ma zone de confort avec mes plans rapprochés! J'ai tout de même du plaisir à sonder les lieux avec ma caméra. Je photographie la petitesse des lichens et l'étrangeté des conifères crochus. Tout m'inspire, mais tout n'est pas intéressant. Je me tourne rapidement vers la côte qui offre des spectacles incroyables et distrayants.


Arrivée à destination, je suis heureuse d'être le témoin silencieux du passage du temps, car non seulement des glaciers circulent le long du littoral, mais il y a également des traces du passage des vikings! L'histoire est fascinante et la reconstitution réaliste. Le paysage est tout simplement magnifique. Un glacier me targue en arrière plan et m'invite à l'immortaliser sur mon objectif. Ce que je fais avec grand plaisir. L'air est frais, l'air est pur, l'air est bon.



Après quelques jours passés dans le nord, je retourne sur mes pas pour prendre le temps de visiter le parc national du Gros Morne. Les routes sillonnent des paysages grandioses où les montagnes sont immenses. Elles n'ont rien à envier aux rocheuses de l'Alberta. Un lieu étonnant et insoupçonné se cache ici, les Tablelands. Le vert des montagnes est brusquement remplacé par une terre aux teintes désertiques où les arbres sont peu nombreux et où les roches foisonnent. Le spectacle vaut le détour.




Le retour étant inévitable, je reprends la route vers le sud, direction Rose blanche où m'attend un mignon et chaleureux bed and breakfast. C'est à 45 minutes du traversier que je vais prendre le lendemain, c'est convivial. Je dois admettre que c'est une de mes destinations préférées du voyage. Encore une fois, les paysages sont étonnants de diversité. Des roches semblent avoir été lancées par des géants sur les monts verdoyants. Les routes sont plus sinueuses qu'auparavant. Les limites de vitesse sont ajustées en conséquence, soit entre 30 et 50 km/h. Je dois être vigilante et prudente dans les virages, ce qui est un exploit avec des paysages aussi captivants.


Arrivée sur place, les histoires respectives de la pêche et du phare m'accueillent. Je visite ces lieux et je marche le long de la côte. Des chaises colorées m'invite à m'installer pour lire un livre, mais je décline l'offre. J'observe l'environnement en silence. Je me remplis à ma façon. Je sens le vent chaud sur mon visage, j'entends l'eau se fracasser sur les pierres. J'observe les vagues turquoises se frapper contre les rochers blancs qui sont spécifiques à l'endroit. La vue sur le détroit de Cabot est majestueuse. Je me fais alors la promesse de revenir. Après tout, je n'ai pas vu les macareux moines aux becs colorés.











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